Trouble aigu de la parole. Dysphonie

II-DIAGNOSTIC ETIOLOGIQUE ET TRAITEMENT

 

 

nodules des cordes vocales

 

 

 

 

 

 

 

 

 

polype angiomateux de la corde vocale

 

 

 

 

laryngite pseudomyxomateuse

C. Altérations de la muqueuse laryngée

·        Altérations muqueuses localisées

o        Nodule cordal

Simple épaississement de la muqueuse du bord libre de la corde vocale, situé à la jonction l/3 moyen et l/3 antérieur. Il est souvent bilatéral (kissing nodules) et se rencontre chez le chanteur et l'enseignant. Il est lié au forçage vocal et donne une voix rocailleuse de plus faible intensité et une fatigue vocale.

Longtemps réversible, il est du ressort essentiel de la rééducation vocale et ne doit être enlevé qu'en cas d'échec de celle-ci.

o        Ulcère de contact

Lié au surmenage vocal, il résulte du martelage d'un aryténoïde par son antagoniste, donnant une ulcération au point d'affleurement d'une apophyse vocale du cartilage aryténoïde sous la muqueuse du bord libre.

Il peut s'accompagner de granulations bordant l'ulcération et donne une voix à la fois forcée, voilée et soufflée.

Du ressort essentiel de la rééducation, il peut bénéficier de soins locaux au cours d'une microchirurgie laryngée.

o        Polype cordal

Le plus souvent unique, oedémateux, sessile ou pédiculé. Il s'implante à la jonction l/3 antérieur - 1/3 moyen de la corde ou au niveau de la commissure antérieure. Il se rencontre principalement chez l'homme malmenant et surmenant sa voix. Il donne une voix chevrotante à débit parfois explosif et étouffé à la fois (polype en battant de cloche expulsé lors de la phonation et jouant le rôle d'étouffoir).

Ce polype s'enlève en microchirurgie laryngée, geste suivi d'une  rééducation orthophonique.

·        Altérations muqueuses diffuses non suspectes

Elles entrent dans le cadre des laryngites chroniques.

On en distingue de nombreuses formes : catarrhales, oedémateuses, hypertrophiques, atrophiques.

L'une d'entre-elles entre dans un cadre nosographique précis :

§        la laryngite pseudomyxomateuse, est liée au tabagisme et se développe sur un terrain de surcharge pondérale et de troubles métaboliques. La dysphonie est fluctuante au cours du nycthémère : quasi-aphonie avec légère dyspnée le matin, voix grave le reste de la journée. Les pseudomyxomes se développent bilatéralement, symétriquement donnant lieu à un aspect en vessie natatoire.

§        Leur traitement exige une exérèse minutieuse micro chirurgicale et l'arrêt de l'intoxication tabagique sous peine de graves altérations vocales durables.