1 - OTITE EXTERNE
Il sagit dune pathologie très fréquente, essentiellement estivale, liée aux baignades et aux traumatismes du conduit. Elle touche tous les âges et se manifeste par une otalgie intense, lancinante, augmentant dans la première partie de la nuit. Il ny a pas de fièvre.
Lexamen clinique évoque le diagnostic face à une douleur provoquée à la palpation du tragus ou à la traction du pavillon. Les patients se plaignent par ailleurs dune douleur à la mastication liée au contact du condyle mandibulaire sur la face antérieure du conduit. Lexamen otoscopique est pauvre puisque lintroduction du spéculum est douloureuse, laissant voir un conduit auditif externe oedématié, inflammatoire, douloureux, avec des sécrétions blanchâtres qui peuvent être aspirées. Le tympan sil peut être vu est sub-normal.
Il peut s'agir d'une otite externe diffuse bactérienne ou mycosique, d'un furoncle de la zone pileuse du conduit, ou d'un eczéma surinfecté. Les germes en cause sont le staphylocoque doré ou le pseudomonas aeruginosa. Dans 10 % des cas il sagit dune mycose essentiellement à aspergillus et il faut savoir reconnaître laspect filamenteux et les taches noires caractéristiques de cette pathologie.
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L'otite externe peut se compliquer de périchondrite ou de chondrite, hyperalgique et insomniante.
Le traitement est local reposant sur lapplication de gouttes à visée antibiotique. Ces gouttes nécessitent parfois des gestes locaux du conduit auditif externe à type de méchage ou mise en place de drains de façon à faciliter lintroduction des gouttes par le conduit auditif externe et surtout de permettre le contact au site infecté. Le recours à lantibiothérapie est rare (le traitement par voie générale est réservé aux formes graves : périchondrites et chondrite). Un traitement symptomatique antalgique doit être systématiquement prescrit. La prévention repose sur une hygiène des conduits auditifs externes.
En cas de suspicion dotite externe dorigine mycotique, un traitement local avec un antimycotique est nécessaire. Ne pas méconnaître une affection dermatologique (érysipèle, impétigo...).
Toujours penser à « l'otite maligne externe » véritable ostéite de la base du crâne chez le sujet diabétique ou immunodéprimé. L'agent causal le plus fréquent est le pseudomonas aéruginosa de traitement lourd et prolongé.
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